Mon espace

La charte du rituel Doowi

Comment nos histoires du soir sont écrites, et ce qu'elles promettent

Doowi propose des histoires du soir où l'enfant est le héros : un compagnon l'appelle par son prénom, l'accompagne dans un rituel de calme, et reste près de lui jusqu'au sommeil. Cette charte décrit les principes que chaque histoire respecte. Elle est soumise à la relecture de professionnels de l'enfance, et elle est publique : les parents peuvent la lire.

1. Le soir appartient au corps et à la voix, pas à l'écran

Doowi utilise le téléphone pour l'éteindre. L'image ne dure que les premières minutes, le temps de poser l'attention et le souffle, puis elle s'efface d'elle-même jusqu'au noir. La voix et la berceuse continuent dans l'obscurité, téléphone verrouillé. Chaque histoire existe aussi en version audio seule, sans aucune image. L'écran ne montre jamais de couleurs vives ni de lumière bleue : une lueur chaude et sombre, qui décroît.

2. Le souffle guide tout

Chaque histoire contient une respiration guidée, amenée par le récit et non par une consigne : la lanterne du compagnon qui grandit quand on inspire et rétrécit quand on souffle, un nuage qui se gonfle et s'affaisse, une lampe qui s'endort. Le rythme proposé ralentit au fil de l'histoire, jusqu'à celui du repos. L'enfant n'a rien à réussir : il regarde, il écoute, et son corps suit.

3. Tout ralentit, rien ne surprend

Le récit suit la courbe naturelle de l'endormissement. Les phrases raccourcissent, les silences s'allongent, la voix descend, les événements s'espacent puis cessent. Aucune tension, aucun suspense, aucune peur, aucun personnage inquiétant, aucune surprise sonore. Ce qui est répété est répété exprès : la répétition est le signal du sommeil.

4. L'enfant est appelé par son prénom, et regardé comme unique

Le compagnon dit le prénom de l'enfant, à des moments choisis : pour l'accueillir, pour le féliciter d'avoir soufflé, pour lui dire qu'il n'est pas seul, pour lui souhaiter bonne nuit. Le prénom n'est jamais utilisé pour donner un ordre. Chaque enfant a sa version de l'histoire, la même pour tous par sa forme, et la sienne par ce qu'elle lui dit.

5. Le compagnon est une présence, pas une performance

Le compagnon parle bas, lentement, comme on parle au bord d'un lit. Il ne fait pas de spectacle, il ne fait pas rire, il ne pose pas de questions qui demandent une réponse. Sa promesse est toujours la même : je reste là, je ne bouge pas. Il ne s'en va jamais avant que l'enfant dorme, et il ne le réveille jamais pour lui dire au revoir.

6. Les mots sont doux, simples et vrais

Un vocabulaire d'enfant de trois à six ans, des images du quotidien, la lune, la couverture, la lanterne, les moutons. Jamais de menace, de chantage au sommeil, de jugement. Jamais de sujet qui inquiète : ni monstre, ni abandon, ni maladie, ni conflit. Les histoires qui abordent une émotion, la peur du noir, un chagrin, le font avec les mots d'un adulte bienveillant, et sont relues par un professionnel avant publication.

7. Le rituel respecte le rythme de chaque enfant et de chaque famille

Une histoire dure entre huit et dix minutes, dont quatre au plus avec des images. Le parent choisit le moment, la voix du compagnon, avec ou sans image, et une minuterie. Rien ne se relance tout seul à la fin : le volume descend, puis le silence. Le rituel est fait pour être répété chaque soir, sans jamais devenir une contrainte.

8. Les parents savent comment c'est fait

Les histoires sont écrites et relues par des humains. La voix des compagnons, la musique et les images sont produites avec des outils de création assistée, sous direction humaine, plan par plan, phrase par phrase. Cette technique est au service de la lenteur et de la présence, jamais de la stimulation. Aucune image d'enfant n'est produite, aucune voix d'enfant n'est enregistrée. Le prénom est une donnée personnelle, traitée comme telle. Tout ceci est écrit sur le site, à la page Contenu.

9. Ce que Doowi ne fait jamais

Pas de publicité, pas de récompense, pas de jeu, pas de notification le soir, pas d'histoire suivante proposée à la fin, pas de lumière vive, pas de personnage effrayant, pas de promesse médicale. Doowi n'est pas un traitement ; c'est un rituel du soir, et il le dit ainsi.

Le rôle des professionnels qui accompagnent Doowi

Les professionnels partenaires relisent cette charte et les histoires du lancement, et ils sont invités à relire les histoires qui abordent un thème sensible. Chaque histoire publiée porte la mention de ce qui a été relu : la charte, ou l'histoire elle-même. Leur nom, leur métier exact et leur structure figurent sur la page Ils accompagnent Doowi, avec un lien vers leur site. Leurs remarques sont intégrées avant publication, et cette charte évolue avec eux.

Doowi, un studio Rowhan, Genève. Contact : bonsoir@doowi.ch